Peste et choléra

Fiche identité

  • Titre du livre : Peste et choléra
  • Auteur : Patrick Deville
  • Nombre de pages : 253
  • Édition : Points
  • Année de publication : 2012

Résumé

Jeune chercheur membre de l’équipe de Pasteur, le Dr. Yersin préfère quitter les laboratoires pour s’engager dans une existence remplie de voyages et d’aventures.

Avis          

C’est avec un soulagement intense que je termine ce livre que j’ai traîné comme un boulet pendant plus d’une semaine. Je n’en pouvais presque plus, j’ai failli craquer et abandonner plus d’une fois, mais ça y est, ouf, c’est fini et je m’en vais faire mon commentaire.
L’auteur nous partage ici la vie d’Alexandre Yersin, un homme méconnu et qui a pourtant eu une existence des plus riches en devenant au fil des années scientifique, explorateur et aventurier. Il a identifié le bacille de la peste et a aussi créé le sérum anti-pesteux ; il a exploré une partie de l’Asie notamment le Vietnam et le Cambodge ; il a contribué au développement de la région de Nha Trang par la création d’un laboratoire et de plantations.
C’est une histoire qui aurait pu être bien, mais le style de l’auteur a TOUT gâché. C’est lourd, indigeste, prétentieux et maniéré. Il utilise des phrases hachées et courtes, sans parfois ni sujets ni verbes. Son ton est monocorde, répétitif, un ennui total ! Pour résumer, c’est l’art de rendre un sujet à priori intéressant aussi rébarbatif que la lecture d’une notice de médicament !
Les interventions de l’auteur dans le récit ne servent à rien, sinon à montrer qu’il a bien creusé son sujet comme un bon élève, mais pour le lecteur, ces digressions sont inutiles. La chronologie est décousue et imprécise et à chaque chapitre, on a du mal à se situer par rapport à la vie de Yersin. Enfin, le personnage décrit par l’auteur est peu attachant puisqu’il semble être froid et distant, orgueilleux et sans attaches. Je trouve que c’est dommage de réduire Yersin à cette image : je pense au contraire que c’était un visionnaire, quelqu’un avec un sacré caractère, mais l’auteur n’a pas su exploiter ce potentiel.
Il y a un détail important à ne pas omettre : ce livre a bénéficié de « l’aide » de l’Institut Pasteur, donc ne vous étonnez pas de voir ici l’apologie de cette institution et une image de Pasteur bien trop idyllique (ce qui est gênant lorsqu’on connaît ces querelles avec Bécamp).
Je suis même étonnée que ce roman ait pu bénéficier d’un prix, vu la médiocrité de son style, mais bon, je dis ça, je dis rien !
À écarter des listes de lecture, à classer dans un carton dans le grenier !

Les larmes de Machiavel

Fiche identité

  • Titre du livre : Les larmes de Machiavel
  • Auteur : Raphaël Cardetti
  • Nombre de pages : 306
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 2003

Résumé

L’histoire se déroule à Florence au cours du XVème siècle. Le jeune Niccolo Machiavel et ses amis s’intéressent à une série de crimes barbares commis dans la ville et qui déstabilisent le pouvoir politique en place.

Avis          

Ce roman policier historique, qui se déroule dans la ville de Florence du XVème siècle, est une lecture passable. Dommage !
Je lui reproche plusieurs défauts, notamment une abondance de personnages où le lecteur a du mal à se retrouver. Ils restent assez superficiels et stéréotypés, et on oublie et confond certains au cours de la lecture.
Quelques passages sont mal écrits et ne cadrent pas avec les événements précédents. Par exemple, à un moment du livre, une jeune femme et un enfant se sont faits enlevés. Lorsque le groupe réussit à les localiser, l’auteur n’évoque que le sauvetage périlleux de la jeune femme enfermée seule dans un cachot. Aucune mention de l’enfant qui était censé être avec elle, et soudain, miracle, le voilà qui reprend la parole une scène plus tard dans une chambre ! C’est un exemple parmi tant d’autres du scénario mal construit et bancal de l’auteur.
Le contexte historique est évoqué très brièvement par l’auteur : les troubles politiques à Florence lors de la chute de Médicis, l’ascendant pris par le moine Savonarole, la politique étrangère de la France en Italie, etc. Par contre, je doute fort que le personnage de Machiavel soit celui décrit par l’auteur, que ce soit au niveau de son passé ou de son caractère.
Le style d’écriture est fluide, mais sans plus. La majorité des descriptions concernent l’état des corps des victimes et sont écœurantes à lire. La fin est une pirouette maladroite et ridicule de l’auteur qui me laisse perplexe.
J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps dans cette lecture donc je ne vous le recommande pas.