L’attrape-coeurs

Fiche identité

  • Titre du livre: L’attrape-coeurs
  • Auteur: J. D. Salinger
  • Nombre de pages: 252
  • Édition: Pocket
  • Année de publication: 1951

Résumé

Holden Caulfield, un adolescent de seize ans est renvoyé de Pencey Prep,  son collège. Plutôt que rentrer chez lui pour affronter ses parents, il va errer pendant trois jours à New-York.  

Avis    

Ce livre est considéré comme un chef-d’œuvre et je me suis empressée de l’inclure dans ma liste de Noël. Je ne l’ai pas pris à la bibliothèque car il est toujours réservé et j’en ai conclu qu’il était bien.
Mais quelle déception ! Oui, je suis déçue car je n’arrive pas à comprendre l’engouement suscité par cet ouvrage. L’histoire est pourtant bien simple : Holden passe trois jours à New-York suite à son renvoi. Il va vivre des aventures cocasses comme un rendez-vous avec une prostituée, une rencontre avec des religieuses dans une gare, un rencard avec une jeune fille de son âge, des tournées dans des bars et boîtes de nuit…Mais je n’ai pas du tout trouvé ces éléments intéressants et je ne voyais pas en quoi ils contribuaient à améliorer ou, au contraire, enfoncer le personnage principal.
Pour moi, Holden est un gosse de riches immature et pourri gâté qui mériterait une bonne claque. Ses tentatives de « jouer le grand » m’ont paru ridicules, sa façon de dépenser son argent à tort à travers m’a agacé et son obsession pour le sexe m’a ennuyé. Ces trois jours d’escapade lui ont seulement permis de faire un retour sur ses souvenirs d’enfance et les anecdotes qu’il a vécu dans les différents collèges. C’est juste un monologue existentiel sans grande consistance et sans aucune réelle réflexion d’un adolescent en manque de repères.
L’ensemble est plat, sans rebondissement et on peine à finir le livre d’autant plus que le style d’écriture est très familier et en même temps complexe à lire car l’auteur utilise le langage des adolescents des années 40.
Je n’ai pas mis plus une note plus basse car le livre était court. Morale de l’histoire : méfiez-vous d’un livre couvert d’éloges !

L’assassin royal (Tome 1 à 6)

Fiche identité

  • Titre du livre: L’assassin royal  (Tome 1 à 6)
  • Auteur: Robin Hobb
  • Nombre de pages: 2 447
  • Édition: J’ai lu
  • Année de publication: 1995

Résumé

Le roi Subtil règne sur les Six-Duchés, un royaume tranquille situé au bord de la mer. Or il s’avère que son fils Chevalerie a un enfant illégitime, dont la simple existence va bouleverser l’équilibre du royaume. Fitz va être au coeur de diverses intrigues et sera l’outil de la royauté en devenant un assassin au service du roi.

Avis    

Après plusieurs semaines de lecture intense, et comme je l’avais promis récemment, je vous présente une partie de cette fantasy. Au début je pensais lire les treize tomes, et puis, j’ai appris qu’en réalité il se divisait en deux parties et que pour mieux comprendre la seconde partie, il valait mieux lire tout le cycle des Aventuriers de la mer. Bref, un long chemin m’attend encore !
Il y a beaucoup d’aspects qui m’ont plu dans cette saga, surtout le décor général et les personnages. On se retrouve dans une époque proche du Moyen-âge, dans un château où se noue plein d’intrigues et des villages attaqués par des pirates sanguinaires. La psychologie et les traits de caractère des personnages sont très bien travaillés, notamment Fitz qui est évidemment le personnage principal. Même si je ne l’ai pas trouvé spécialement attachant, je n’ai pas pu me retenir de sentir de la compassion pour lui et j’avais hâte de savoir ce qui se passerait ensuite.
Malheureusement, c’est là un des défauts du livre : l’auteur s’attarde énormément sur ses pensées et on a des pages et des pages de description sur ses hésitations, ses atermoiements ou bien ses remords. Mis à part l’intérêt commercial, je ne vois la raison d’être de certains tomes, qui sont dépourvus d’actions. Nous n’avons pas également tous les éléments qui caractérisent une fantasy : seule la magie est présente, et encore très faiblement à mon goût, et il n’y a pas  de créatures fantastiques ni de quêtes mythiques menées par le héros lui-même.
Malgré ces défauts, j’ai beaucoup aimé suivre les péripéties de Fitz, d’autant plus que l’auteur a un talent fou pour nous tenir en haleine jusqu’au bout grâce un style d’écriture très agréable et fluide.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’assassin royal (Tome 7 à 13) – Le peuple des rennes (Tome 1 à 2)