Histoires extraordinaires

Fiche identité

  • Titre du livre: Histoires extraordinaires
  • Auteur: Edgar Allan Poe
  • Nombre de pages: 285
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1856

Résumé

Voici treize nouvelles d’Edgar Allan Poe, traduites par Baudelaire.

Avis    

Proposer mon avis sur ce livre est très délicat car Edgar Poe est considéré par beaucoup comme un génie. Mais pour être franche avec vous, je n’ai pas réussi à m’intéresser à ces nouvelles ni encore moins à apprécier l’auteur.
Les récits sont de nature très différentes : on passe de deux enquêtes policières à une chasse au trésor étrange, pour ensuite se tourner vers deux aventures en ballon puis deux péripéties dans un bateau.  Les dernières nouvelles sombrent dans un univers plus fantastique – presque paranormal – où se côtoie la mort, le magnétisme et les apparitions étranges. Les frontières entre le réel et la fiction sont plus floues, d’autant plus que les personnages consomment abondamment de l’opium.
Lorsqu’on lit ses histoires à travers notre regard du XXIème siècle, elles semblent dépassées et ridicules, comme l’histoire du voyage sur la lune ou encore les expériences réalisées grâce au magnétisme.
Baudelaire a beau être un bon poète il reste un mauvais traducteur. Le style d’Edgar Poe n’est déjà pas très accessible, même pour un lecteur aguerri. Sa traduction vient encore pénaliser la lecture en alourdissant l’ensemble avec des effets de style trop recherché. Les descriptions techniques ont failli me tuer d’ennui, les délires sur le magnétisme également. Je n’ai pas accroché du tout et je n’ai ressenti qu’une profonde lassitude en lisant ces nouvelles. Rien de positif n’est sorti de ce lecture, ce qui explique cette notre catastrophique, une vraie hécatombe.
Je fais partie des personnes qui n’ont pas su apprécier Poe mais cela ne changera pas grand chose à l’amour que je porte pour les classiques. A l’avenir j’éviterai ces autres ouvrages ! Par contre, je ne sais pas quoi vous recommander !

Le masque de l’araignée

Fiche identité

  • Titre du livre: Le masque de l’araignée
  • Auteur: James Patterson
  • Nombre de pages: 379
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1993

Résumé

Depuis son enfance, Gary Soneji est persuadé qu’il deviendra célèbre. Il atteint son rêve lors du kidnapping de Michael Goldberg, fils d’un politicien, et Maggie Rose, fille d’une star de cinéma. Alex Cross, policier noir habitant dans le quartier pauvre de Washington, est chargé de mener l’enquête.

Avis    

Je m’apprêtais à lire le troisième tome de Harry Bosch quand l’idée m’est venue d’essayer James Patterson, auteur très connu dans l’univers du polar. Je ressors totalement déçue de ce thriller.
L’histoire promettait pourtant d’être intéressante: un kidnapping, des meurtres sordides dans les quartiers pauvres de Washington, un policier type Harry Bosch, un psychopathe…Mais le mélange est très mal passé.
J’impute cette note quasi-catastrophique au style d’écriture. Il est mou, insipide, avec des phrases courtes et hachées qui ne permettent pas une fluidité dans la lecture. Des longueurs, alors là, il y en avait légion !  Le début est, selon moi, tout simplement inutile. Pourquoi avoir développer autant sur le kidnapping de l’enfant de Charles Lindbergh ? Certes, l’auteur voulait nous partager la psychologie de Gary, psychopathe, mythomane et schizophrène mais c’est une longueur superflue.
Alex Cross manque aussi de charisme. L’utilisation de la première personne aurait du rapprocher le lecteur de ces sentiments et émotions, mais contrairement à l’effet escompté, cela a créé une distance. Je l’ai trouvé ennuyeux, fade, sans aucune profondeur, très prévisible dans ses réactions et ses idées. Il représente la caricature même des policiers noirs dans les films américains. Je ne l’ai trouvé ni attachant ni sympathique, ce qui a fait que la lecture a été presque un calvaire.
L’alternance de plusieurs points de vue (Gary, Alex, Jezzie etc.) rend l’intrigue décousue et prévisible puisqu’on connaît les faits et gestes de tout le monde. Certains évènements arrivent comme un cheveu dans la soupe comme par exemple l’attirance soudaine entre Jezzie et Alex alors qu’ils ne se sont rencontrés qu’une fois, sans à peine se parler. Les rebondissements sont trop nombreux et nuisent à la cohérence de l’ensemble du récit.  La fin n’est pas du tout originale, et si vous êtes un peu malin, vous devinerez bien qui tire les ficelles.
Ce thriller est un pétard mouillé que je vous déconseille fortement ! Il a été adapté en film mais je ne l’ai pas vu donc je ne ferai aucun commentaire dessus.