Nos étoiles contraires

Fiche identité

  • Titre du livre : Nos étoiles contraires
  • Auteur : John Green
  • Nombre de pages : 330
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 2012

Résumé

Hazel est atteinte d’un cancer. Bien que des nouveaux traitements aient arrêté l’évolution de la maladie, elle reste condamnée. Sa mère l’incite à aller régulièrement dans un groupe de soutien fréquenté par d’autres jeunes malades. Elle y rencontre Augustus, récemment guéri, et avec elle partage plusieurs points communs.

Avis    

Cette histoire m’a énormément bouleversée, et pourtant, je partais sceptique vu tous les commentaires élogieux entendus ici et là. Mais alors là, l’auteur m’a subjugué par sa façon d’aborder un sujet aussi délicat que la maladie des enfants.
Les personnages principaux sont très attachants : Hazel avec sa simplicité et Augustus avec son charme dévastateur et son sens de l’humour, sans oublier leur ami Isaac. L’auteur nous décrit leur quotidien, leur courage et leur joie de vivre malgré le cancer.
Le rapport à maladie est abordé d’une manière grave et légère à la fois, sans sombrer dans la leçon de morale. Notre perspective change, car finalement, on se rend compte (et quelle évidence !) que la vie ne va pas sans la mort. Les personnages principaux affichent une lucidité désarmante, et la mort ne semble pas si effrayante que ça… Enfin presque. L’important est de savourer chaque instant, aussi simple soit-il comme respirer, admirer la nature ou profiter du moment présent.
Son style d’écriture est parfait : même dans les situations les plus dramatiques, il arrive à insérer un zeste d’humour ; jamais il ne plonge dans le pathétique ni dans le romantisme fleur bleue. Son ton est parfaitement dosé, sans en faire trop ou pas assez.
Est-ce que cela vous étonne si je vous dis que j’ai versé des torrents de larmes ? C’est un texte très beau, réaliste mais à la fois sensible et émouvant. Ce fut un coup de cœur gigantesque, donc je vous recommande de le lire de toute urgence !

Le roman du mariage

Fiche identité

  • Titre du livre : Le roman du mariage
  • Auteur : Jeffrey Eugenides
  • Nombre de pages : 572
  • Édition : Points
  • Année de publication : 2011

Résumé

Cette histoire se déroule aux Etats-Unis vers les années 1980 et commence au campus de Brown où étudient Madeleine, Mitchell et Léonard. Chacun d’eux, tout juste sorti du giron familial, pétri d’illusions et de vagues espérances, va se heurter aux réalités de la vie d’adulte.

Avis    

Après avoir entendu tellement de bien sur Jeffrey Eugenides, il était temps pour moi de le découvrir. Je suis ressortie de cette lecture avec un avis mitigé : d’un côté, j’ai trouvé son style d’écriture captivant, mais l’histoire m’a paru lente et souvent peu intéressante. L’auteur dresse ici le portrait de trois étudiants et nous propose une analyse très fine de la psychologie de chacun d’eux.
Madeleine, fille d’une famille de riches bourgeois, est férue de littérature victorienne. Elle s’engage dans ce cursus par passion et mène une vie estudiantine des plus banales. Équilibrée, prudente, mais gâtée, ce personnage principal m’a paru insipide et peu attachante. Mitchell, lui, se trouve dans la même classe sociale que Madeleine : il entame des études de théologie, par pur intérêt pour le sujet sans se soucier des éventuels débouchés. Son parcours spirituel ne le conduit finalement pas à grand-chose, si bien qu’il m’a paru aussi futile que Madeleine.
Seul Léonard est pour moi le personnage le plus abouti, car l’auteur a su décrire avec un réalisme saisissant sa maladie. Maniaco-dépressif, il enchaîne les phases d’extrême excitation nerveuse avec les phases de dépression et on sent toute la lutte qu’il mène contre lui-même chaque jour. C’est l’occasion de découvrir les traitements de l’époque et de mesurer les difficultés qu’engendre cette maladie pour lui et pour son proche entourage.
Contrairement à ce que suggère cette couverture, il n’y a pas vraiment de trio amoureux : Madeleine aime Léonard, et si Mitchell ressent quelque chose pour elle, il est d’emblée exclu et n’entretient que de brèves relations amicales avec Madeleine. L’auteur aborde plutôt la complexité des relations humaines et la découverte de soi. Je mettrai ce livre dans la catégorie « roman d’apprentissage », car chaque personnage va, à leur détriment passer cette phase de transition délicate entre les illusions de jeunesse et la réalité implacable de la vie.
Le style d’écriture est, comme je l’ai dit plus haut, captivant. Il joue avec les mots et évoque chaque sujet avec réalisme et humour. Le ton est mesuré, mais reste fluide malgré une chronologie des plus chaotiques.
Pour être franche, je ne sais pas quoi vous recommander ce coup-ci !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Virgin suicides