L’associé

Fiche identité

  • Titre du livre: L’associé
  • Auteur: John Grisham
  • Nombre de pages: 475
  • Édition: Pocket
  • Année de publication: 2009

Résumé

Suite à une affaire juteuse, le cabinet où travaille Patrick Lanigan remporte 90 millions de dollars. Cette somme se volatilise en même temps que Patrick Lanigan,  un des avocats associés, qui maquille sa disparition sous forme d’accident de voiture.
Ces co-associés ne croient pas à sa mort accidentelle et feront tout le retrouver. Après quatre années de fuite, il est rattrapé et torturé par ses poursuivants avant d’être livré à la justice. Au début du procès, la cause de Patrick semble perdue mais, au fur et à mesure de l’histoire, on découvre qu’il a tout prévu et qu’il compte bien s’en sortir libre.  

Avis    

Le résumé  semble alléchant mais j’ai trouvé que le livre n’était pas à la hauteur de mes attentes. On a une succession de procédures judiciaires sans fin. Et cela peut devenir lassant, surtout si on ne connaît pas bien le système judiciaire américain. L’auteur revient sur les faits qui ont conduit à la disparition des 90 millions de dollars ainsi que tous les mécanismes mis en place par Patrick Lanigan pour échapper à ses deux inculpations.  Il n’y a pas beaucoup de suspense et au final, le thème qui revient tout le long du livre est : jusqu’où Patrick Lanigan s’en sortira-t-il ?
En plus, je n’ai pas beaucoup aimé le style d’écriture très journalistique.
Malgré toutes ses critiques, on peut noter quelques points positifs. On s’attache quand même à Patrick Lanigan bien qu’il ait un côté calculateur et condescendant.  Cette sympathie qu’on a pour le personnage est assez paradoxal étant donné qu’il a abandonné sa femme et ses enfants, volé de l’argent…Et c’est là qu’apparaît tout l’art de John Grisham qui arrive à transformer le « méchant » en héros.
La fin du livre est assez …surprenante et la morale serait plutôt « l’arroseur arrosé ».

Les mille et une vies de Billy Milligan

Fiche identité

  • Titre du livre: Les mille et une vies de Billy Milligan
  • Auteur: Daniel Keyes
  • Nombre de pages: 462
  • Édition: Calmann-Lévy
  • Année de publication: 1981

Résumé

Lorsque dans les années 70, Billy Milligan se fait arrêter par la police pour trois viols, personne ne s’imagine que son cas sera complexe. Intrigué par son comportement, ses avocats vont faire appel à un psychiatre qui va découvrir que Billly est atteint d’une maladie psychiatrique très rare: le syndrome de la personnalité multiple. La fréquence d’apparition des « habitants » est fortement corrélée aux évènements qui surviennent dans sa vie: en cas de danger, Ragen, un yougoslave « prendra le projecteur »; s’il a besoin d’argumenter Allen sera le relais… Au total, vingt-quatre personnalités vivent et cohabitent en lui. La première manifestation de cette maladie date de son enfance, notamment à cause des abus sexuels commis par son beau-père.  Ce livre relate l’arrestation de Billy jusqu’à la tentative de fusion des « personnalités » en une seule.

Avis   

Cette histoire ressemble plutôt à une autobiographie, une enquête psychologique qu’à un roman policier. Personnellement, j’ai trouvé le style d’écriture peu agréable et assez monotone. J’ai eu du mal à accrocher tout le long du livre même si le thème est vraiment original.
Décrit comme un simulateur par plusieurs personnes, j’ai abordé le livre avec méfiance. Mais au fur et à mesure des pages, on ne peut que ressentir de la compassion et de la peine pour Billy, qui au final, est une victime malheureuse de la presse, de son enfance, de ses conditions sociales et surtout de sa maladie. C’est la deuxième partie du livre qui est la plus intéressante: il revient sur son passé et les événements qui ont entraîné l’apparition de chacune de ses « personnalités »: viol de son beau-père, prison, délinquances, transfert en hôpital psychiatrique, rechutes…
J’ai eu du mal à croire certaines parties du récit.
 J’en garde un avis mitigé et pour cette fois-ci, je ne sais pas quoi vous recommander. 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Des fleurs pour Algernon