Le récital des anges

Fiche identité

  • Titre du livre : Le récital des anges
  • Auteur : Tracy Chevalier
  • Nombre de pages : 433
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication: 2001

Résumé

L’histoire se déroule en 1901 à Londres. La reine Victoria vient de mourir et comme la coutume l’impose, les familles doivent se rendre au cimetière. C’est ainsi que se rencontrent Maude et Lavinia, l’une venant de la famille Colemann et l’autre de la famille Waterhouse. Une amitié naît immédiatement entre elles malgré leurs différences d’éducation et de milieux : Lavinia est élevée selon le mode traditionnel tandis que la mère de Maude est une suffragette qui se vouera entièrement à la cause féministe au péril de sa vie et de celle de son entourage.
À travers les années, ces deux familles vont vivre des événements tragiques qui vont bouleverser à jamais leur vie, en ce changement de siècle.

Avis    

Comme vous l’avez sûrement remarqué, j’aime beaucoup cet auteur depuis que j’ai lu son premier livre La jeune fille à la perle. Depuis, je ne cesse de lire ses oeuvres pour retrouver la même sensibilité. Ici, le style de récit adopté par l’auteur ressemble à celui de La dame à la licorne. On a la vision de chacun des protagonistes selon les événements qui se déroulent dans leur vie.
L’auteur arrive à nous insérer petit à petit dans le quotidien de ses deux famille s: leurs joies, leurs peines, leurs états d’âme. On découvre également les modes de vie en Angleterre lors de ce siècle-là : le rôle de l’épouse dans le foyer, les relations hommes-femmes, le mouvement des suffragettes pour que le droit de vote soit accordé aux femmes, les rituels lors d’un deuil, les convenances et les moeurs de cette époque…
Néanmoins, j’ai noté plusieurs défauts qui expliquent la note moyenne attribuée à cet ouvrage.
Tout d’abord, les premières pages du livre sont assez difficiles : il faut s’accrocher et passer le cap de tous les dialogues, parfois très monotones, avant de tomber sur la partie du récit un peu plus dynamique. Ensuite, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, notamment à cause de la structure du livre. L’auteur passe très vite d’un individu à un autre et ne creuse pas assez leurs psychologies et leurs émotions. J’aurai aimé un livre plus dense où l’auteur s’attarde plus sur chacun des membres de cette famille. De plus, je trouve que la façon de penser des deux fillettes, Maude et Lavinia, est un peu décalée par rapport à leur âge : leurs idées sont trop matures pour des enfants de sept ans ou même dix ans.
Voilà, je vous avoue que je suis un peu déçue par cet ouvrage.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La dame à la licorneLa dernière fugitive – La jeune fille à la perleProdigieuses créatures

Marche ou crève

Fiche identité

  • Titre du livre : Marche ou crève
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 378
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1979

Résumé

Chaque année, une centaine de jeunes hommes participent à la course « Une longue marche ». Les règles du jeu sont très simples :
– il ne faut pas gêner les autres marcheurs
– il ne faut pas s’écarter de la route principale
– il faut marcher au moins à 6,5 km/h
– il ne faut jamais s’arrêter.
Des militaires sont là pour superviser le déroulement de la course : s’il ne respecte pas ces règles, au bout de trois avertissements, le joueur sera abattu d’une balle dans la tête (ou ailleurs si besoin). Le gagnant est le dernier marcheur. Le prix : recevoir tout ce qu’il souhaite.

Avis    

Stephen King a toujours été un de mes auteurs préférés, qu’importe ce que disent les critiques sur lui. Ce livre fait d’ailleurs parti de mes favoris !
Le suspens dans cette histoire est insoutenable. Une fois qu’on commence à lire une ligne, on ne peut plus s’arrêter. L’auteur arrive à rendre de manière très réaliste toutes les émotions qui envahissent Ray Garraty : la peur de mourir, la terreur, la fatigue, le découragement, l’horreur, le dégoût… On respire, on s’essouffle et on souffre en même temps que le personnage principal. Et puis il y a aussi l’espoir de voir l’autre s’écrouler ou se faire abattre froidement, cette joie bestiale de compter tous les concurrents qui tombent comme des mouches.
Et le décor de fond est une foule hystérique, avide de spectacle, inconsciente du risque qu’ils font courir à ces jeunes garçons, indifférente face à leur douleur.
Mine de rien, l’auteur critique indirectement tout un pan de la société, notamment l’élitisme dans certains domaines. Cet ouvrage montre les réalités et les dérives de notre société actuelle, basée sur une sélection naturelle : seuls le(s) meilleur(s) survivent. Et c’est ce qui est le plus effarant dans cette histoire : le monde où l’on vit n’est pas si éloigné que cela de ce jeu.
Cette course me rappelle l’ambiance des concours (sauf que les moins bons ne sont pas tués, mais juste éliminés).
Je n’en dirais plus pour ménager le suspens et pour vous laisser décortiquer cet ouvrage.
 

 Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – BrumeÇaCoeurs perdus en Atlantide –  Docteur Sleep – Dolores Claiborne – DômeLa ligne verteLa petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut Misery – Rêves et cauchemarsSalemShining