Les rêves de mon père

Fiche identité

  • Titre du livre : Les rêves de mon père
  • Auteur : Barack Obama
  • Nombre de pages : 571
  • Édition: Points
  • Année de publication : 1995

Résumé

Barack Obama nous dévoile une partie de sa vie, depuis son enfance jusqu’à son voyage au Kenya, qui précéda son entrée à Harvard.

Avis    

Je vais tenter aujourd’hui de critiquer l’autobiographie du président américain, en espérant ne subir aucune censure. Globalement,  son livre était vraiment bien et j’ai découvert plusieurs aspects de sa personnalité et de sa vie : son enfance en Indonésie, son adolescence rebelle, son travail d’organisateur de communautés à Chicago, son voyage au Kenya. Ce livre est très intime et on voit les sentiments qui l’animent, notamment sa quête d’identité : Noir ou Blanc ? Quelle identité ? Quelles origines ? Quelle communauté ? Qui était réellement son père ?
Je n’étais pas fan de Barack Obama et assez sceptique lors de son élection, mais ce livre a changé ma vision des choses. C’est quelqu’un qui a une réflexion profonde sur la condition des Noirs, sur le monde qui l’entoure, qui s’est engagé pour des causes vraiment justes et qui s’est battu pour un monde meilleur. Je pense qu’aucun président américain n’a été autant investi et proche du peuple et des besoins quotidiens des gens. Il a vu la réalité douloureuse qui frappait certaines franges de la population. Et d’ailleurs, j’étais assez étonnée, car de mon côté, j’ai découvert la vie difficile des Noirs aux Etats-Unis. Je ne pensais pas que les États-Unis étaient un pays aussi inégalitaire, divisé et raciste, et ce fut une réelle surprise !
Le style d’écriture est parfois pompeux (la faute à la traduction peut-être) et certains passages sont assez longs, notamment lors de son expérience à Chicago. La partie que j’ai préférée était son voyage au Kenya, à la rencontre de sa famille.
Un conseil : lisez absolument ce livre !

La case de l’oncle Tom

Fiche identité

  • Titre du livre : La case de l’oncle Tom
  • Auteur : Harriet Beecher-Stowe
  • Nombre de pages : 637
  • Édition : LGF
  • Année de publication : 1852

Résumé

Tom et le petit Henri, fils d’Elisa, sont des esclaves appartenant à Georges Selby. Ce dernier rencontre quelques difficultés financières et décide de les vendre.

Avis    

Comme je l’avais promis dans un post précédent de lire des ouvrages sur la condition des Noirs, j’ai débuté par celui-ci. Ce livre, écrit en 1852, dénonce les conditions inhumaines de l’esclavage. En lisant ce livre, j’étais frappée par l’horreur, par l’enfer où vivaient les Noirs à cette époque-là. Être mort était préférable à tout ce qu’ils pouvaient endurer : violences et tortures, femmes séparées de leurs enfants en bas âge sans aucun égard, familles dispersées et vendues, travail harassant, une vie sans aucun droit et sans aucune protection. Ils appartenaient corps et âme à leur propriétaire, étaient considérés comme moins que des animaux ou des objets, comme une race dégénérée, et l’Église approuvait avec vigueur ce type de traitement en lui donnant des assises chrétiennes. Je n’en dirai pas plus, car c’est vraiment un livre dur et émouvant à la fois. On découvre également les rapports souvent très ambigus entre un maître et son esclave, les arguments des pro-esclavagistes pour maintenir le système, les préjugés à l’égard des Noirs, le style de vie oisif de cette époque…
Plusieurs personnages coexistent dans ce livre et chacun tente, à sa manière, de survivre. Certains choisissent la fuite, les uns la mort, d’autres se réfugient dans la religion chrétienne, comme Tom, le personnage principal. D’ailleurs, ce dernier a essuyé plusieurs critiques négatives par la suite : même la préface (que je n’aurais jamais dû lire), le décrit comme un être passif, faible et lâche. Personnellement, je l’ai beaucoup admiré pour son courage, son coeur généreux et sa foi.
Pourquoi pas le 5ème coeur ? L’ouvrage est vraiment bien, mais, parfois, l’auteur s’étend trop sur la morale chrétienne, avec plusieurs passages bibliques ou des sermons souvent longs sur la Rédemption, la venue du Christ, l’espérance d’un au-delà meilleur. De plus, les pensées d’Evangeline ne cadrent pas trop avec son âge, mais je pense que l’auteur a surtout voulu transmettre un message d’amour et de simplicité à travers elle.