Des vents contraires

Fiche identité

  • Titre du livre : Des vents contraires
  • Auteur : Olivier Adam
  • Nombre de pages : 282
  • Édition : Points
  • Année de publication : 2009

Résumé

Paul et ses deux enfants quittent la région parisienne pour s’installer en Bretagne après la disparition subite et inexpliquée de sa femme. Ensemble, ils essaient tant bien que mal de se reconstruire malgré son absence. 

Avis    

En ce moment, cela ne va pas fort côté lecture. J’enchaîne les déceptions, et ce roman, bien qu’il soit un best-seller adapté au cinéma, ne m’a pas plu.
J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire à cause du style d’écriture lourd, indigeste à force d’insister sur le côté poétique des descriptions. La ponctuation est déficiente comme si l’auteur ne connaissait pas l’usage de la virgule. Les paragraphes ne sont pas toujours liés les uns aux autres, ce qui donne un ensemble décousu et flou : l’auteur passe du coq à l’âne et introduit une multitude de personnages secondaires au fur et à mesure qu’avance l’intrigue. On s’y perd avec tous ces noms et leurs tragédies quotidiennes. Ne parlons même plus de la publicité disséminée ici et là et des marques citées. J’ai pu en dénombrer une dizaine, et c’est déjà beaucoup trop !
Comme l’indique le résumé, il s’agit d’une histoire triste : une famille essaie de remonter la pente suite à la disparition inexpliquée de la mère depuis un an. Mais le personnage principal ne m’a pas vraiment plu : certes, Paul essaie d’élever tant bien que mal ses enfants, mais tout au long du roman, j’ai senti une certaine complaisance, comme s’il se délectait un peu de son cas et qu’il imputait une partie de ses échecs sur l’absence de Sarah.
En plus, je trouve qu’il y a trop de drames annexes autour du personnage principal. L’auteur en fait trop et sombre dans un pathos morbide et suintant de noirceur : mort tragique de ses parents il y a quelques années, un de ses élèves se suicide, l’une échappe à un tueur en série, l’une meurt de maladie, etc.
Si vous vous sentez déprimé, je vous conseille d’éviter ce livre. Bref, c’est une lecture qui m’a ennuyée et que je ne vous recommande pas !

Alabama song

Fiche identité

  • Titre du livre : Alabama song
  • Auteur :  Gilles Leroy
  • Nombre de pages : 218
  • Édition : Folio
  • Année de publication : 2007

Résumé

L’auteur nous propose ici une autobiographie romancée de Zelda, la femme de Francis Scott Fitzgerald.

Avis    

C’est le premier Goncourt que je lis, mais j’en ressors perplexe. À quoi sert tout ce tapage médiatique pour « ça » ? Le verdict est sans appel ; je n’ai pas apprécié cet ouvrage.
Il s’agit d’une autobiographie romancée du couple Francis et Zelda Fitzgerald. Mais la trame de ce récit est décousue et la chronologie est peu claire malgré les dates indiquées en italique. Si on ne connaît pas l’histoire du couple, je pense que c’est impossible de comprendre clairement tout ce qui est décrit.
La narratrice est Zelda, mais pour moi, l’auteur n’a pas réussi à donner de la consistance à cette femme : je ne sais pas comment vous l’expliquer, mais on sent que c’est un homme qui écrit, et il n’arrive pas à restituer toute la féminité et la subtilité de ce qu’aurait pu être Zelda. Pourquoi ne pas avoir choisi la 3ème personne du singulier plutôt que s’empêtrer dans ce cafouillage ?
Elle est décrite ici comme une femme fantasque, qui aime provoquer et être au cœur de l’attention. Elle se pose comme victime de la violence, de l’alcoolisme et du plagiat de son mari et le reproche de la laisser dans l’ombre, de n’être qu’une poupée bonne à sortir pour s’amuser. Bref, je n’ai ressenti aucun attachement pour cette pauvre petite fille riche et désœuvrée décrite par Gilles Leroy. Zelda est plus que cela, mais son récit devient trop caricatural et lui donne l’image d’une personne aigrie et envieuse.
En plus, les multiples passages sur son amant aviateur prennent beaucoup de place avec des scènes érotiques crus. Je ne suis pas puritaine, mais là, cela ressemble plus à de l’Harlequin que l’image que je me faisais d’un Goncourt. Comme quoi, le sexe fait vendre et gagner des prix littéraires célèbres… Avis aux intéressés !
Le style d’écriture est le côté qui m’a le plus freiné : je le trouve lourd, avec de longues phrases indigestes et pompeuses et beaucoup trop de répétitions. Le ton utilisé ne cadre pas avec l’époque et il n’y a aucune fluidité dans ce récit. Par exemple, dès les premières pages, lorsque Fitzgerald se présente, il dit « Moi c’est Scott ! ». Vous imaginez-vous vraiment qu’il dirait ce type de phrase ?
Cette critique est très sévère, car je n’ai eu aucun plaisir durant la lecture. C’est un ouvrage médiocre ! À mettre directement aux oubliettes !!!