Fiche identité
- Titre du livre : La case de l’oncle Tom
- Auteur : Harriet Beecher-Stowe
- Nombre de pages : 637
- Édition : LGF
- Année de publication : 1852
Résumé
Tom et le petit Henri, fils d’Elisa, sont des esclaves appartenant à Georges Selby. Ce dernier rencontre quelques difficultés financières et décide de les vendre.
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Comme je l’avais promis dans un post précédent de lire des ouvrages sur la condition des Noirs, j’ai débuté par celui-ci. Ce livre, écrit en 1852, dénonce les conditions inhumaines de l’esclavage. En lisant ce livre, j’étais frappée par l’horreur, par l’enfer où vivaient les Noirs à cette époque-là. Être mort était préférable à tout ce qu’ils pouvaient endurer : violences et tortures, femmes séparées de leurs enfants en bas âge sans aucun égard, familles dispersées et vendues, travail harassant, une vie sans aucun droit et sans aucune protection. Ils appartenaient corps et âme à leur propriétaire, étaient considérés comme moins que des animaux ou des objets, comme une race dégénérée, et l’Église approuvait avec vigueur ce type de traitement en lui donnant des assises chrétiennes. Je n’en dirai pas plus, car c’est vraiment un livre dur et émouvant à la fois. On découvre également les rapports souvent très ambigus entre un maître et son esclave, les arguments des pro-esclavagistes pour maintenir le système, les préjugés à l’égard des Noirs, le style de vie oisif de cette époque…
Plusieurs personnages coexistent dans ce livre et chacun tente, à sa manière, de survivre. Certains choisissent la fuite, les uns la mort, d’autres se réfugient dans la religion chrétienne, comme Tom, le personnage principal. D’ailleurs, ce dernier a essuyé plusieurs critiques négatives par la suite : même la préface (que je n’aurais jamais dû lire), le décrit comme un être passif, faible et lâche. Personnellement, je l’ai beaucoup admiré pour son courage, son coeur généreux et sa foi.
Pourquoi pas le 5ème coeur ? L’ouvrage est vraiment bien, mais, parfois, l’auteur s’étend trop sur la morale chrétienne, avec plusieurs passages bibliques ou des sermons souvent longs sur la Rédemption, la venue du Christ, l’espérance d’un au-delà meilleur. De plus, les pensées d’Evangeline ne cadrent pas trop avec son âge, mais je pense que l’auteur a surtout voulu transmettre un message d’amour et de simplicité à travers elle.