Une si longue lettre

Fiche identité

  • Titre du livre: Une si longue lettre
  • Auteur: Mariama Ba
  • Nombre de pages: 165
  • Édition: Le Serpent à Plumes

Résumé
L’histoire se déroule au Sénégal. A la mort de son mari, Ramatoulaye écrit une longue lettre à son amie Aïssatou pour lui conter une partie de ses malheurs.

Avis    

En prenant ce petit roman, je ne m’attendais pas à un livre d’une aussi grande qualité : le style d’écriture est riche et soutenu, les phrases poétiques, le rythme est à la fois dynamique et doux, l’utilisation de la langue française un vrai délice !
A travers cette lettre, Ramatoulaye revient sur ses souvenirs heureux mais nous partage également ses souffrances de femme africaine, ici de nationalité sénégalaise : la polygamie imposée par son mari,  la rapacité de sa belle-famille qui s’empare de tous ses biens durant le deuil, l’éducation de ses douze enfants qu’elle a dû assumer toute seule, les rites et traditions du pays…Mais elle n’est pas la seule, et son histoire est celui de bien d’autres femmes sénégalaises qui subissent la polygamie ou l’infidélité de leur mari : l’une choisit le divorce, l’autre sombre dans la dépression…
C’est un livre poignant où le personnage principal est très attachant. C’est une femme courageuse et digne qui ne mérite pas tout ce qui lui arrive. Cet ouvrage est aussi l’occasion de remettre en cause les rapports de force qui existent entre les hommes et femmes, les mœurs et traditions qui peuvent freiner le bonheur au sein de la famille, et donc de la nation. Je pense que si on respectait plus les femmes dans n’importe quel pays, africain ou pas, le monde se porterait mieux.
Pourquoi je n’ai pas mis le 5ème cœur ? C’était trop court ! J’aurai voulu prolonger cette lettre et quelle déception en voyant déjà la fin pointer le bout de son nez !
Un très bon livre que je vous recommande !

Une réflexion sur “Une si longue lettre

  1. Je viens de chroniquer ce roman et, même si j’aime quand la fiction est utilisée pour critiquer la société, ici je n’ai pas trop accroché. J’ai trouvé que les lettres n’étaient pas très crédibles, dans la mesure où Ramatoulaye écrit beaucoup trop de choses que son amie sait déjà. Ensuite, elle parle de ses douze enfants seulement dans la dernière partie du roman, comme s’iels avaient été occulté·es pendant les premiers jours du deuil. Toutefois, ça n’empêche que ce roman épistolaire a le don d’aller droit au but, de réunir en moins de 200 pages les problématiques essentielles liées au genre et au patriarcat !

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