Un nom pour un autre

Lahiri, Jhumpa - Un nom pour un autreFiche identité

  • Titre du livre: Un nom pour un autre
  • Auteur: Jhumpa Lahiri
  • Nombre de pages: 355
  • Édition: Robert Laffont

Résumé

Ashoke, un bengali, émigre et s’installe aux Etats-Unis avec sa femme Ashima, une indienne également. Tous deux ont un premier enfant, qu’ils prénomment Gogol en attendant l’arrivée du courrier d’Inde qui lui donnera son prénom officiel.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

Voici un livre peu connu dans la sphère francophone mais qui est un petit trésor découvert au hasard de mes pérégrinations dans une librairie (eh oui, heureusement qu’il en existe une même au bout du monde !).
Il s’agit de l’histoire d’une famille bengali installée en Amérique.
Il y a tout d’abord la première génération, celle de Ashoke et Ashima, qui viennent de débarquer dans un pays qu’ils connaissent à peine. On découvre leur vie quotidienne, les efforts qu’ils font pour s’adapter à leur pays d’accueil tout en gardant leurs racines bengalis et leurs traditions ancestrales et religieuses. Tout au long du livre, on sent leur tentative de concilier ces deux mondes et ces deux cultures et ce sentiment d’exil permanent qui pèse sur eux.
La deuxième génération, contrairement à la première, a adopté la culture américaine, au grand désarroi des parents qui tentent à tout prix de les inculquer aussi les coutumes bengalis.
Nous allons suivre particulièrement la vie de Gogol, depuis sa plus tendre enfance jusqu’à sa vie d’adulte. En réalité, il n’aurait pas dû s’appeler ainsi mais la lettre qui devait décider de son prénom n’arriva jamais et ce surnom est resté. Plus tard, il trouvera ce prénom ridicule et il le changera par Nikhil.
C’est un personnage attachant, sociable mais qui est parfois mal à l’aise par rapport aux deux cultures qui cohabitent en lui. J’ai compris et partagé les doutes qui le taraudent, peut-être parce que j’ai vécu aussi dans un autre pays auparavant et que j’ai été confronté à ce choc de cultures et d’incompréhension.
J’ai aussi adoré les Ratliff, leur façon de vivre et je comprends la féérie qu’éprouve Gogol devant leur mode de vie insouciant, intellectuel et bohème.
L’auteur aborde plusieurs sujets : les relations familiales parents/enfants, les détails de la vie quotidienne qui façonnent une personnalité, la construction de son identité dans un pays d’où on n’est pas forcément originaire etc.
Elle a un style d’écriture fluide, simple mais très sensible. Son ton est authentique et sincère comme si elle racontait quelque chose de vécu.
Pour conclure, une bonne lecture à déguster !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’interprète des maladies

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *