Olive Kitteridge

Fiche identité

  • Titre du livre: Olive Kitteridge
  • Auteur: Elizabeth Strout
  • Nombre de pages: 408
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Il s’agit de treize nouvelles qui se déroulent dans une petite ville du Maine. Le principal fil conducteur est Olive Kitteridge, un professeur de mathématiques à la retraite.

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Voici un roman que j’ai pris par hasard. Comme j’évite autant que possible de lire les 4ème de couverture, je débarque souvent dans l’inconnu. Mais ici ce fut un énorme coup de cœur.
Il s’agit ici d’une succession de nouvelles dont le principal fil conducteur est Olive Kitteridge. Chacun des personnages, et donc chaque nouvelle, a un lien, soit ténu, soit proche avec cette enseignante de mathématiques à la retraite. A la fin du livre, on a un portrait saisissant de cette femme complexe.
Ces histoires se déroulent essentiellement dans la petite ville de Crosby, dans le Maine et décrivent les tragédies qui jalonnent le quotidien : la vie de couple avec ses hauts et ses bas ; l’anorexie d’une adolescente ; la maladie ; la mort ; la solitude ; les enfants qui grandissent et qui ne ressemblent pas aux attentes des parents surtout dans leurs choix de vie ; la vieillesse à deux ou seul …
Vu comme ça, vous me direz « mais que c’est glauque tu n’as pas quelque chose de plus glamour à proposer ? ». Et je vous répondrais « non, car c’est la vie dans tout son réalisme et sa beauté douloureuse; c’est la vraie vie des gens mais non ces happy-ending hollywoodiens irréalistes et dégoulinants de bonheur ». L’auteur a une analyse très fine et très réaliste des comportements humains  et de la vie dans une petite ville de province. Je me suis sentie très proche de certaines situations, comme si je connaissais intimement ces gens.
La structure du livre est originale : au fur et à mesure des récits, on arrive à appréhender Olive dans toute sa complexité et sa profondeur : c’est une femme, qui au premier abord, paraît sèche, presque froide et cassante avec son entourage ; avec son fils elle est extrêmement possessive et son amour maternel ressemble parfois à du chantage et de l’harcèlement ; si elle a toujours été distante avec son mari lorsqu’il était en bonne santé, son dévouement est sans limite après son attaque cérébrale ; elle a une façon maladroite d’être gentille et de tendre la main aux gens ; elle est imparfaite et pétrie de défauts mais attachante.
Le style d’écriture est fin, agréable et doux. On est rapidement immergé dans l’ambiance, dans le calme de la petite ville et dans la vie des voisins, des amis et du couple Kitteridge. Après cette lecture, on regarde ses propres défauts avec plus de tendresse et de pitié, on se sent plus enclin à pardonner aux autres et à tenter tant bien que mal de les comprendre.
Bref, un livre qui ne laisse pas indifférent et que je vous recommande totalement !

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