Nouilles froides à Pyongyang

Fiche identité

  • Titre du livre: Nouilles froides à Pyongyang
  • Auteur: Jean-Luc Coatalem
  • Nombre de pages: 240
  • Édition: Grasset

Résumé

L’auteur se fait passer pour un représentant d’une agence touristique afin d’obtenir un visa pour la Corée du Nord. Accompagné de son vieil ami Clorinde, il y débarque pour une visite d’une dizaine de jours.

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Après le Tibet, nous continuons notre périple dans les pays méconnus de l’Asie grâce à ce livre qui parle de la Corée du Nord. Le résumé, assez exhaustif, nous donne déjà les grandes lignes de ce récit de voyage : l’auteur, avec son ami Clorinde, part en Corée du Nord pour une prospection touristique. Mais arrivé sur place, il se retrouve flanqué de deux guides qui ne le lâcheront pas d’une semelle. Son séjour est planifié sans aucune possibilité d’improvisation ou marge de manœuvre : ils vont là où les autorités nord-coréennes ont décidé.
A travers le récit de l’auteur, nous découvrons un régime totalitaire, centré exclusivement sur la personnalité de Kim-Jong-Il (qui était encore vivant à l’époque de l’écriture) et caractérisé par une absence totale de liberté individuelle, de liberté d’expression ou même de droits humains les plus fondamentaux. Il décrit la Corée du Nord comme un pays très pauvre, où les paradoxes sont saisissants : des hôtels de 500 chambres vides et sans électricité, des longues et grandes avenues sans aucune voiture et pourtant une population mourant de faim. Même les attractions touristiques présentées dans les brochures sont des affabulations tellement flagrantes qu’on se demande presque si ce n’est pas une blague. Par exemple, plutôt que de découvrir « la zone thermale entouré de collines », nos deux compères se retrouvent avec une baignoire remplie de boues et d’herbes dans un hôtel miteux ! C’est un système absurde, incohérent basé sur le déni de la réalité et le mensonge systématique MAIS c’est un système qui existe, et ce depuis 1953 !
Mais plusieurs points m’ont freiné. Nous tournons un peu en rond dans le livre, avec l’impression de voir les mêmes scènes, plaintes et reproches se répéter. Ensuite, l’auteur a agrémenté son récit par plusieurs digressions sur l’ouvrage d’Herman Melville intitulé Mardi. Et là, je me suis un peu énervé : pourquoi nous raconter cette histoire? Pourquoi nous partager ces envolées lyriques et son opinion sur autant de pages ? Quel intérêt apporte-t-il si ce n’est d’étendre l’épaisseur de ce récit de voyages ? Je n’ai pas mis moins de cœurs uniquement par égard pour l’auteur qui a pris des risques énormes en s’introduisant en Corée du Nord.
A lire ? Je ne sais pas..

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