Moll Flanders

Fiche identité

  • Titre du livre: Moll Flanders
  • Auteur: Daniel Defoe
  • Nombre de pages: 527
  • Édition: Folio

Résumé

Il s’agit de l’histoire des aventures de Moll Flanders, jeune femme pauvre mais pleine de charme qui tente d’améliorer ses conditions sociales.

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Comme cela fait un moment qu’un classique anglais n’a pas traversé ma liste de lecture, je me suis dit que c’était le moment ou jamais de découvrir Daniel Defoe, auteur du célèbre Robinson Crusoé (que je lirai peut-être).  Je ressors de ce livre dépitée, pleine d’ennui et partagée sur la qualité de ce classique anglais. 
Nous suivons dans ce livre la vie de Moll Flanders, depuis sa plus tendre enfance jusqu’à un âge bien avancé. Comment s’en sortir à cette époque lorsqu’on est belle mais sans un sou vaillant dans sa poche? La seule solution possible est de contracter une union au-dessus de sa condition sociale, sous réserve qu’elle dure. Si l’époux meurt ou s’enfuit, tout est à refaire. Voilà en quelques mots l’histoire de Moll Flanders, une jeune femme qui tente de s’en sortir socialement et financièrement.
Pour ma part, je l’ai trouvé particulièrement détestable. Tous ces actes sont guidés par le pragmatisme et le calcul.  Elle essaie de susciter la compassion du lecteur, en arguant que tous ces malheurs ne sont pas le fruit de sa volonté . C’est en partie vrai mais elle est bien habile à masquer la vérité sous l’apparence de la vertu et de la fatalité. En tout cas, elle passe de mariage en mariage et d’amants en amants à une vitesse stupéfiante : fils cadet d’une famille noble, gentilhomme marchand, aristocrate désargenté et banquier fortuné tomberont tour à tour dans ses filets. J’étais choquée de la désinvolture par laquelle elle se marie et abandonne ensuite ses enfants sans plus s’en préoccuper ensuite.
Lorsque ses charmes physiques n’opéreront plus, plutôt qu’opter pour un métier honnête, elle se lance dans le vol et excelle particulièrement à cet exercice. Je pense que, malgré un personnage antipathique, ce livre décrit avec justesse les conditions des femmes des classes modestes de cette époque.
Le style d’écriture est vieillot, lourd, pompeux, avec des tournures alambiquées et un ton globalement indigeste. J’ai plusieurs fois peiné sur les descriptions des états d’âme de Moll Flanders et sur la chronologie des évènements, qui parfois s’accélèrent très vite sur quelques lignes et parfois restent sur un fait pendant plusieurs chapitres. Il faut être un lecteur aguerri et habitué aux classiques pour passer cette épreuve. Ce fut une lecture difficile donc un classique anglais que je ne recommande pas!

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