Mange, prie, aime

Gilbert, Elizabeth - Mange, prie, aimeFiche identité

  • Titre du livre: Mange, prie, aime
  • Auteur: Elizabeth Gilbert
  • Nombre de pages: 512
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Liz a tout pour être heureuse mais visiblement, elle n’est pas encore satisfaite. Prise par des angoisses, des doutes et de la mélancolie, elle divorce et part pour une quête spirituelle en Italie, en Inde et en Indonésie.

Avis   

J’ai déjà lu beaucoup d’inepties dans ma vie mais ce livre vient de franchir un cap jamais atteint dans l’imbécillité humaine. Oui, il est rare que je mette une note aussi catastrophique mais là, je me suis forcée à le terminer afin de partager mon avis sur ce blog.
La narratrice est peu satisfaite de sa vie : oh comme elle est terriblement malheureuse d’avoir une grande maison, un mari et une belle carrière alors que ¾ de la population terrestre est touchée par la famine, les guerres, la pauvreté, la maladie et les injustices ! Et voilà, du jour au lendemain, elle plaque tout pour rechercher un hypothétique bonheur dans le monde en choisissant des pays commençant par I (« Je » en anglais : je n’ai jamais entendu une explication aussi ridicule. Pourquoi ne pas avoir pris dans ce cas l’Irlande, l’Irak et l’Iran?).
Je n’ai jamais rencontré une personne aussi vaine, superficielle, aussi vide qu’un puits sans fond, pétrie de contradictions et de narcissisme. Elle ressemble à une enfant de deux ans qui raisonne par Je veux/Je veux pas. Tout le livre tournera autour de ces deux expressions. Je ne donnerai qu’un exemple pour illustrer mes propos. « Je veux aller dans un ashram en Inde » : mais arrivée là-bas, nous subirons ces jérémiades sur son incapacité à méditer, sur certaines leçons qui ne lui plaisent pas et qui lui pourrissent sa matinée, sur ses expériences mystiques ratées (en gros, elle a divorcé pour apercevoir une lumière bleue en Inde lors d’une séance de méditation). Après le guide du routard en Italie, elle nous copie/colle offre, un cours sur l’histoire du yoga, les techniques de méditation etc. Et en Indonésie, nous aurons droit à un cours sur l’histoire du pays depuis le XIVème siècle, de quoi remplir quelques pages facilement !
Je vous épargne ces petits problèmes existentiels sur son divorce, son amour fou pour David, son rejet du mariage et de l’arrivée d’un bébé (mais elle estime que c’est intolérable de passer Noël toute seule ou de se balader à Venise toute seule !).
Il n’ y a que du consumérisme à outrance dans ce livre, un usage détourné des doctrines orientales et religieuses, une morale basée sur l’individualisme, l’égoïsme, la satisfaction éphémère des désirs au mépris des autres, l’irresponsabilité face aux conséquences de ces actes et beaucoup de préjugés sur les autres cultures.
Évitez à tout prix ce livre !

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