L’insoutenable légèreté de l’être

Fiche identité

  • Titre du livre: L’insoutenable légèreté de l’être
  • Auteur: Milan Kundera
  • Nombre de pages: 476
  • Édition: Gallimard

Résumé

Cette histoire se déroule à Prague, vers 1968. Tomas et Tereza se rencontrent grâce à la succession de plusieurs évènements liés au hasard. Mais si l’un représente la légèreté, l’autre est son pôle contraire qui est la pesanteur. Tomas aime collectionner les femmes  tandis que Tereza, hantée par son passé, n’aura que pour seul rempart la fidélité et la jalousie.

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C’est grâce à une amie  que j’ai connu cet auteur (ps : elle se reconnaîtra si elle passe ici) et je la remercie vivement. En voyant le titre assez original, j’étais sceptique et puis, en le lisant, je découvre que ce livre est un vrai petit trésor.
Plusieurs thèmes sont abordés par l’auteur, avec un style d’écriture tellement fluide, tellement léger et agréable qu’on ne peut pas s’arrêter une fois qu’on a commencé. Le thème de l’amour est prépondérant : la rencontre, les éléments qui influencent le choix amoureux, les « fameuses coïncidences » auxquels on donne un sens très symbolique..
Mais c’est surtout l’opposition entre légèreté et pesanteur qui donne tout un sens à cette histoire : d’un côté, puisqu’on ne vit qu’une fois, autant vivre libre et indépendant, sans chaînes et sans attaches. Puis de l’autre, il y a Tereza avec une autre vision plus idéale de l’amour et de la vie : celui de l’exclusivité, de la jalousie, de la possession, de l’attachement aux principes et aux personnes. On oscille entre ces deux tendances mais au final, on ne peut pas vraiment se prononcer sur ce qu’il conviendrait réellement de faire car tout est si relatif, et l’insoutenable légèreté de l’être nous tenaille!
L’auteur fait également une vive critique des évènements lors du printemps de Prague, du communisme, de l’Union soviétique, de la répression qu’on subit les intellectuels tchèques, du kitsch..
J’ai envie de vous partager certains passages qui m’ont beaucoup plu « la vie humaine n’a lieu qu’une seule fois et nous ne pourrons jamais vérifier quelle était la bonne et quelle était la mauvaise décision, parce, que dans toute situation, nous ne pouvons décider qu’une seule fois. Il ne nous est pas donné une deuxième, une troisième une quatrième vie pour que nous puissions comparer les différentes décisions » et « le temps humain ne tourne pas en cercle mais avance en ligne droite. C’est pourquoi l’homme ne peut être heureux puisque le bonheur est désir de répétition ».
Bref, un chef-d’oeuvre à lire !

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