L’éveil de la glèbe

Fiche identité

  • Titre du livre: L’éveil de la glèbe
  • Auteur: Knut Hamsun
  • Nombre de pages: 315
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Isak est un pionnier. Il s’installe dans une région sauvage de Norvège et y construit, grâce à un travail acharné, son exploitation agricole. Quelque temps après, Inger vient l’aider et devient son épouse.

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Ce livre ne se démarque pas de mes précédentes lectures au niveau du thème global: il s’agit toujours de l’histoire du destin d’un homme. Après Okwonko et Robert Neville, nous suivons Isak…Mais où sont donc partis les bouquins avec mes héroïnes préférées ? Ce type de lecture ne me ressemble pas trop, ce qui explique la note passable.
L’histoire est divisée en deux grandes parties, centrées essentiellement sur la vie d’Isak. On découvre les conditions de vie des fermiers de cette région, où ils sont soumis  au dur travail quotidien de la terre, rythmé par les saisons. A travers le couple Isak/Inger, nous suivons  leurs lots de tragédies, de peines et d’erreurs ainsi que ceux de leurs proches voisins. Il y a quelques moments angoissants, lorsque l’auteur aborde le sujet de l’infanticide mais finalement, ce sujet ne prend pas une grande place.
L’objet principal du livre est la description de la vie routinière et laborieuse des colons. L’auteur oppose leur mode de vie à ceux des citadins, des commerçants et des exploitants de la mine de cuivre. Isak est le modèle : un homme travailleur qui ne ménage pas ces forces pour cultiver et agrandir son domaine ; un homme simple et serein qui vit au contact de la nature. Les personnes qui lui sont opposés seraient Brede, son voisin, qui au lieu d’exploiter sa propriété court après des mirages censés lui apporter une fortune immédiate ; ou même son propre fils Eleseus qui le décevra beaucoup. Tout le long du livre, on sent cette opposition, cette comparaison et cette apologie de la nature.
La place réservée aux femmes m’a gênée dans cette histoire : Isak accepte Inger car elle est une aide précieuse pour la ferme, et ce malgré son bec-de-lièvre. Barbro est aussi presque dans le même schéma. Elles sont traitées comme de la main-d’œuvre « gratuite » et « disponible » (dans tous les sens du terme). Même lorsqu’elles commettent l’irréparable, les hommes préfèrent fermer les yeux par peur de perdre une force de travail nécessaire pour le fonctionnement de la ferme.
Son style d’écriture est simple, avec des phrases courtes. Ce n’est pas une lecture qui m’a envoûté : je n’ai pas eu envie d’aller en Norvège et bien souvent, je trouvais ce rythme et la trame du récit long et ennuyeux. J’en garde un souvenir mitigé, et même si parfois j’étais tenté d’arrêter la lecture, quelque chose m’a retenu jusqu’au bout. Peut-être suis-je passée à côté d’un chef-d’œuvre ?
En tout cas, je ne vous recommande pas cette lecture.

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