L’équilibre du monde

Fiche identité

  • Titre du livre: L’équilibre du monde
  • Auteur: Rohinton Mistry
  • Nombre de pages: 896
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

L’histoire se déroule dans l’Inde contemporaine des années 1970. Contrainte par les nécessités financières, Dina Dalal décide de sous-louer une de ses chambres à un étudiant et de travailler avec deux tailleurs, venus de la campagne. 

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Comment vous résumer correctement et surtout vous donner envie de lire ce livre ? J’aurai tant à dire qu’il me faudrait plus de dix lignes pour  exprimer mes idées.
Nous voici donc transportés en Inde, un pays fascinant qui oscille entre la modernité et les traditions. On découvre tellement de choses dans ce livre que ce serait presque utopique de ma part de tous vous les lister : les conditions de vie des Intouchables ainsi que de la classe moyenne et défavorisée indienne,  la corruption qui gangrène le gouvernement, les politiques « sanitaires » visant à stériliser la population, la mendicité devenue un business lucratif, l’extrême pauvreté des villes et des campagnes, l’état d’urgence des années 1975, l’hygiène, la nourriture, les coutumes….Nous avons une peinture vivante et dynamique de l’Inde.
Le livre raconte le destin de quatre personnages qui se rencontrent : Dina Dalal, une veuve parsi, Ishvar et Om deux tailleurs et Maneck, un étudiant. Lorsque l’auteur introduit un personnage, il revient longuement sur son passé et les évènements qui les ont conduit à cet endroit et instant précis. Les récits sont souvent poignants : la mort, partenaire de l’injustice et de la cruauté, n’est jamais bien loin et fait basculer le destin de chacun d’eux. Ils sont tous très attachants et malgré toutes les difficultés de la vie, ils arrivent encore à garder le sourire et à aller de l’avant. D’autres personnages secondaires viennent aussi compléter cette galerie.
Le style d’écriture est agréable, fluide mais sans plus. Je m’attendais à un ton plus recherché et plus riche mais il dérive parfois vers la facilité, la multiplication des drames et des situations catastrophiques, ce qui enlève un peu au réalisme du récit. L’intrigue n’échappe pas non plus à plusieurs longueurs car l’auteur s’attarde longuement sur les évènements sans qu’ils aient une réelle utilité pour la suite. Les coïncidences dans l’enchevêtrement de ces vies rappellent un peu ceux de Dickens, mais il y a un je ne sais quoi dans son style d’écriture qui ne m’a pas réellement satisfait, peut-être ce ton un peu trop désinvolte pour raconter ses tragédies.
La fin est inattendue et m’a beaucoup émue. Ce livre non seulement nous donne envie de découvrir l’Inde mais nous apprend à relativiser sur nos vies confortables et douillettes qu’on a souvent du mal à apprécier à sa juste valeur. Quand vous serez tentés de vous plaindre, pensez à Dina, Om & Ishvar !
Ce commentaire est long mais n’englobe qu’1/10 de ce que je voulais vous partager. Lisez-le et ne vous laissez pas effrayer par le volume des pages. Il mérite le détour !

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