Le voleur d’ombres

Fiche identité

  • Titre du livre : Le voleur d’ombres
  • Auteur : Marc Lévy
  • Nombre de pages : 274
  • Édition : Robert Laffont
  • Année de publication : 2010

Résumé

Suite à un changement d’école puis le départ de son père, le narrateur, qui est un garçon d’une dizaine d’années, a développé un don assez spécial : il parvient à s’emparer de l’ombre des gens et a, par cet intermédiaire, accès à une part très intime de leur vie. On le suit durant une partie de son enfance et pendant sa vie d’adulte.

Avis    

J’ai déjà lu un ou deux romans de Marc Lévy mais j’ai toujours été un peu désappointé. Cet ouvrage n’échappe donc pas à la règle, malgré toute l’énergie consacrée à le lire.
Les lecteurs de ce blog (et surtout les fans de cet auteur) m’accuseront sûrement d’être insensible, car je dirais que cette lecture m’a profondément agacé. C’est un condensé de la pure mièvrerie possible ; chaque page dégouline de bons sentiments. L’auteur essaie d’évoquer chez le lecteur des émotions concernant l’amour maternel, les pensées d’un enfant face à la séparation de ses parents, l’amitié entre deux copains d’enfance, l’âme sœur… On retrouve ici et là des citations touchantes sur ces thèmes ainsi que des discours et des lettres larmoyants. Bref, je n’en dirai pas plus, car ce genre de délire sentimental n’est vraiment pas ma tasse de thé.
Je n’ai pas vraiment compris le but de l’histoire, sachant que le don de l’auteur n’est utilisé que très rarement. On partage surtout son quotidien d’élève de 6ème et ensuite de médecin interne, sans qu’il y ait vraiment un élément perturbateur pouvant créer des péripéties alléchantes. Tout ceci donne une fin bâclée, d’autant plus que l’auteur s’arrête brusquement sur un événement qui aurait pu donner une suite intéressante.
Le style d’écriture est assez plat, avec beaucoup de dialogues.
J’admets que ma critique est sévère, mais je n’arrive toujours pas à comprendre l’engouement des gens envers cet auteur et son classement parmi les best-sellers.