Dites leur que je suis un homme

Gaines, Ernest - Dites-leur que je suis un hommeFiche identité

  • Titre du livre: Dites leur que je suis un homme
  • Auteur: Ernest J. Gaines
  • Nombre de pages: 304
  • Édition: Liana Levi

Résumé

L’histoire se déroule dans la Louisiane des années 40. Un jeune noir est accusé d’avoir assassiné un épicier blanc. Lors du procès, il sera traité de « porc » et « d’animal attaché sur une chaise électrique » par l’avocat commis d’office. Le verdict tombe : il sera condamné à mort. Sa marraine demande à l’instituteur du village, Wiggins, de lui rendre sa dignité humaine.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

Le titre de ce livre est percutant et nous pousse à en savoir plus. Il s’agit d’une histoire poignante traitant de deux principaux sujets : les conditions de vie des Noirs à cette époque aux Etats-Unis et la peine de mort.
Pour le premier point, il se résume à deux mots : la ségrégation raciale. Dans les années 40, la séparation des Blancs et des Noirs était encore très vivace. Ils subissaient la pauvreté, des conditions de travail misérables dans les plantations de la Louisiane et le mépris et le racisme des Blancs qui les toléraient à peine.
On suit aussi la vie de l’instituteur du village, Wiggins, avec ses états d’âme, ses relations avec les membres de son entourage, ses questions existentielles sur la foi. J’ai senti plusieurs longueurs lorsqu’on abordait cette partie. L’instituteur ne m’a pas paru attachant mais pas antipathique non plus : il dégageait une espèce de fatalité et de résignation qui fatigue un peu à la longue. Je pense que j’ai quelques fois décroché dans la lecture quand ça le concernait, ce qui explique que le livre n’a pas atteint le 5ème coeur.
Le deuxième sujet, qui n’est pas forcément dit explicitement, plane comme une ombre menaçante ou une épée de Damoclès tout au long du livre. Dès le début, nous savons que la condamnation est irréversible mais on ne prend la pleine mesure de cet acte que lors de l’arrivée de la chaise électrique dans la bourgade. La fin du livre est émouvante et beaucoup de questions se bousculent : encore une fois, je suis convaincue que la peine de mort est une décision inhumaine et ignoble.
Le style d’écriture est très simple, un peu lent parfois. Les phrases sont courtes, précises et manquent parfois d’émotion. La façon d’écrire de l’auteur m’a parfois gêné, à moins que ce ne soit la traduction qui soit mauvaise. Mais pour conclure, je dirais que c’est un livre qui en vaut le détour !

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