De là, on voit la mer

Fiche identité

  • Titre du livre: De là, on voit la mer
  • Auteur: Philippe Besson
  • Nombre de pages: 216
  • Édition: Julliard

Résumé

Louise est une romancière qui part s’installer en Italie, à Livourne, pour écrire son roman. Elle laisse son époux François à Paris, qui se résigne à cette séparation. Mais un jour, elle rencontre Luca, le fils de sa gouvernante, avec qui elle vit une passion amoureuse. Peu de temps après, son mari est victime d’un terrible accident de voiture…

Avis     Coeur-blog

J’ai choisi ce livre par nostalgie de l’Italie, particulièrement la Toscane, mon coup de cœur de l’année. Je rêve encore de revoir ces paysages magnifiques. En attendant d’’y être à nouveau, je me console avec cette jolie couverture. Mais, je suis déçue !
L’auteur évoque à peine l’Italie, juste la ville de Livourne. Il s’agit surtout d’un trio amoureux : Louise, une femme d’une quarantaine d’années qui vit de son art, François le mari résigné et soumis aux caprices de sa femme écrivaine et Luca, un jeune étudiant italien. C’est une histoire prévisible, un roman à l’eau de rose proche des navets de Guillaume Musso ou Marc Lévy.
On suit surtout les doutes de Louise, une femme désagréable et pour qui je n’ai éprouvé aucun attachement. Pour moi, elle se réfugie derrière l’écriture pour justifier son comportement égoïste et puéril. Sous ses airs d’artiste, elle reste une femme calculatrice et manipulatrice qui veut tout obtenir, et le beurre et l’argent du beurre et le laitier.
Même si l’amour s’étiole dans un couple, comment peut-on laisser son mari accidenté, qui tente de surmonter ses séquelles physiques par la rééducation, pour aller se jeter dans les bras de son amant en Italie ? Qu’en est-il de la solidarité, de la compassion, de l’aide qu’on peut apporter à autrui ? Non, pour Louise, seule compte ces désirs et ces émotions et tant pis si elle doit écraser et casser les gens autour d’elle.
Le style d’écriture est indigeste : les phrases sont lourdes, le ton est mielleux et mou, les dialogues sont remplacées par une introspection excessive qui devient vite ridicule. En plus, l’utilisation de la troisième personne donne un décalage bizarre car nous partageons tous les états d’âme de Louise.
C’est mon premier livre de cet auteur et ce sera le dernier, sauf si quelqu’un de très convaincant arrive à me faire changer d’avis. Mon avis : à mettre de côté !

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