L’autobus

Fiche identité

  • Titre du livre: L’autobus
  • Auteur: Eugenia Almeida
  • Nombre de pages: 124
  • Édition: Editions Métailié

Résumé

Un incident perturbe le rythme paisible d’une bourgade en Argentine : le bus, qui passe quotidiennement, ne s’arrête plus.

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Je continue petit à petit mon incursion dans la littérature sud-américaine après quelques belles découvertes chiliennes et colombiennes. C’est mon premier ouvrage argentin mais j’avoue que j’étais un peu déroutée et déçue, ce qui explique cette note.
On entre dans une ambiance oppressante, lourde et pesante d’un petit village argentin.
Le récit n’est pas clair. D’un côté, on visualise l’attitude des villageois qui cherchent des explications à cet incident qui anime leur quotidien ; de l’autre côté, au niveau de certains chapitres, l’auteur se focalise sur le couple Ponce et Marta. Tout au long de la lecture, on balance entre ces deux angles sans réellement entrer ni dans l’un, ni dans l’autre, ce qui rend l’ensemble confus et brouillon.
L’intrigue est lente et a des airs de Kafka dans le sens où il y a un côté absurde : le bus continue de passer tous les jours mais ne s’arrête pas ; la barrière au niveau des voies est fermée sous les consignes du commissaire qui reçoit ses ordres en haut lieu mais qui les donne ? Des fugitifs sont recherchés mais le sont-ils réellement ? Les rumeurs courent sans qu’on sache la part de vérité et de mensonge. Beaucoup d’éléments restent mystérieux et peu clairs jusqu’au bout du livre.
Le style d’écriture est décevant : il est trop sobre, froid et les phrases sont courtes et hachées, sans aucune poésie ni sensibilité.
Je ne suis pas totalement emballée par ce court roman qui s’apparente plus à une nouvelle et je ne vous le recommande pas.

Fille du destin


Fiche identité

  • Titre du livre: Fille du destin
  • Auteur: Isabel Allende
  • Nombre de pages: 445
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Cette histoire commence au Chili dans le port de Valparaiso. Abandonnée à la porte de la famille Sommers, Eliza va vivre une existence douillette jusqu’à ces seize ans. Mais lorsqu’elle s’éprend de Joaquin qui quelques mois après embarque pour la Californie, celle-ci décide de le retrouver.

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Les romans sud-américains que j’ai lus sont toujours colorés, joyeux et plein d’énergie, c’est à dire tous les ingrédients dont j’avais besoin en ce moment après un coup de blues.
Cette histoire, écrite avec une plume légère dynamique et vive, est prenante. Il s’agit de la vie d’Eliza Sommers, qui commence plutôt mal parce qu’elle est abandonnée dès la naissance à la porte d’une famille, qui heureusement, l’accueille avec bienveillance.
Cette histoire est divisée en deux temps : il y a d’abord celui de son enfance et de son adolescence à Valparaiso dans un ménage anglais, les Sommers. C’est une existence douce et monotone, rythmée par quelques cours, des visites aux familles des riches classes sociales chiliennes et aussi par des moments de loisirs heureux en compagnie notamment de Mama Fresia la cuisinière. J’ai aimé cette ambiance un peu feutrée, lente et pleine de descriptions.
Ensuite commencent ces aventures en Californie pour retrouver son amant perdu et fuir sa famille d’accueil. C’est ainsi qu’elle va rencontrer Tao Chi’en, un chinois, avec qui va naître une grande histoire d’amitié teintée parfois d’ambiguïté. Cette seconde partie nous permet aussi de découvrir aussi l’époque historique de la ruée vers l’or en Californie : les conditions de vie précaires des chercheurs d’or, le développement des villes et de certaines fortunes, le racisme et les inégalités qui régnaient entre les différentes catégories de population (Indiens, Yankees, Sud-américains, Mexicains, Chinois etc..) ainsi que les conditions sociales des prostituées, plus particulièrement les jeunes filles chinoises vendues.
Les personnages sont attachants, drôles et sympathiques. Mais je n’ai pas mis le 5ème cœur pour plusieurs raisons : parfois on s’essouffle au niveau de la première partie à cause de quelques longueurs. Ensuite, la fin est trop abrupte et laisse un choix infini au lecteur!
Pour conclure, ce livre reste quand même une lecture divertissante et agréable.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La maison aux esprits