Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède

Fiche identité

  • Titre du livre: Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède
  • Auteur: Selma Lagerlöf
  • Nombre de pages: 635
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Suite à une querelle avec un tomte, Nils Holgersson, transformé en petit lutin, entreprend un voyage sur le dos d’un jars à travers la Suède.

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Cet ouvrage a été écrit par Selma Lagerlöf pour des visées pédagogiques, c’est à dire étendre la connaissance de la géographie et de l’histoire folklorique de la Suède pour des enfants. Le lire en texte intégral, comme je l’ai fait, est un exercice où on s’attend donc à plusieurs descriptions de ce pays.
Nils Holgersson va découvrir la Suède jusqu’en Laponie avec un groupe d’oies sauvages et vivre de multiples aventures. Cet ouvrage est aussi un roman d’apprentissage pour Nils Holgersson, qui au contact, des animaux va se transformer petit à petit. Heureusement ce n’est pas aussi moralisateur que je craignais. C’est plutôt informatif et didactique dans la mesure où pour chaque région on a une description du paysage, des coutumes locales, des légendes, du contexte économique et parfois historique. Ce texte est même un plaidoyer écologique où l’auteur demande de limiter la chasse intensive, de protéger l’habitat naturel des animaux ou de leur octroyer plus d’espaces pour qu’ils puissent vivre en paix.
Mais comme je l’ai dit plus haut, c’est un texte descriptif : soit on a déjà visité la Suède, et dans ce cas, certains lieux seront beaucoup plus parlants, soit comme moi, on ne connaît que peu de choses, pour ne pas dire rien du tout. Pour faciliter cette lecture, je vous conseille d’avoir une carte pour suivre le parcours de Nils Holgersson et pourquoi pas visualiser des photos sur Internet. Autrement, ce serait une lecture fastidieuse et monotone.
Le style d’écriture est agréable même si parfois je me suis ennuyée et j’ai peiné un peu sur certains passages. Certaines péripéties se répètent car le schéma narratif reste toujours le même à chaque étape.
La version intégrale est réservée à des adultes mais je pense qu’avec de belles illustrations et quelques aventures piochées ici et là, le texte abrégé ferait plaisir aux plus jeunes.
Un livre que je recommande pour les amateurs de la littérature scandinave ou pour ceux qui reviennent d’un road-trip en Suède !

Rosa candida

Olafsdottir, Audur - Rosa candidaFiche identité

  • Titre du livre: Rosa candida
  • Auteur: Audra Ava Olafsdottir
  • Nombre de pages: 332
  • Édition: Points

Résumé

Une étreinte rapide avec Anna, un soir, et voilà qu’Arnljotur, un jeune homme de vingt-deux ans épris d’horticulture se retrouve papa. Il quitte l’Islande pour travailler dans une roseraie à l’abandon jusqu’au jour où la mère de son enfant débarque.

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Une fois ce roman terminé, le seul qualificatif qui m’est venu à l’esprit est le mot « gentil ». Oui, c’est une histoire douillette, pleine de bons sentiments, de romantisme et de mièvrerie. Je n’aime pas ce type d’histoire à la Amélie Poulain où tout le monde est beau, sympa et te claque la bise à chacun coin de rue. Je vous promets, j’en ai marre – mais vraiment marre – de ces contes de fées à deux sous, naïfs et sans grande  consistance.
Le rythme est lent, soporifique et dès les premières pages je me suis demandée où j’allais débarquer cette fois-ci. La figure principale est celle d’Arnljotur, un jeune homme immature, devenu brusquement papa suite à une négligence. Nous suivons son quotidien, depuis son départ d’Islande jusqu’à son travail dans une roseraie abandonnée : on a une énumération de tous ses faits et gestes, de son voyage, de sa crise d’appendicite ; bref un gouffre de détails superflus.
L’ensemble est d’une banalité affligeante, avec comme thème principal l’idée que Arnljotur est contraint de faire face à ses responsabilités et finit par devenir un bon père et un bon compagnon pour la mère de sa fille.
Nous avons ici un catalogue de personnages stéréotypés, voire même quelques clichés : le  père meurtri par l’accident de son épouse et qui tente de s’approprier ses recettes de cuisine,  un jeune homme obsédé par le sexe et la mort qui trouve refuge dans un monastère, un abbé qui boit de la vodka et regarde tous les soirs des films art et essai dans sa chambre etc.  Aucun n’est forcément attachant et ils restent tous superficiels.
Le style d’écriture reste simple et agréable malgré quelques longueurs. Il n’est ni poétique ni sensible comme le disent certains critiques. Je n’ai pas apprécié cet ouvrage et je trouve que les éloges sont un peu exagérés.
Bon, pour ma part, lecture pas indispensable !