Avec vue sur l’Arno

Forster. E.M. - Avec vue sur l'ArnoFiche identité

  • Titre du livre: Avec vue sur l’Arno
  • Auteur: E. M. Forster
  • Nombre de pages: 353
  • Édition: Robert Laffont

Résumé

Lucy Honeychurch et sa tante Miss Bartlett partent en voyage à Florence. Un incident avec les Emerson les oblige à interrompre précipitamment leur séjour.

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A travers cette lecture, j’ai voulu coupler deux choses que j’aime : la littérature anglaise et l’Italie. Mais hélas ! (ici je pousse un soupir à fendre le cœur), je suis profondément déçue par ce livre, et d’avance, je m’excuse si je dévoile une partie du récit.
Il s’agit d’une intrigue amoureuse impliquant Lucy Honeychurch et George Emerson lors d’un voyage à Florence. Tout commence par l’échange de chambres dans une pension, ce qui constitue déjà un procédé peu conventionnel, car Lucy souhaitait absolument avoir une vue sur l’Arno. D’autres menus incidents viennent ponctuer son séjour et l’un d’eux cause leur départ précipité vers Rome. On change ensuite de décor, pour se retrouver dans une province anglaise où Lucy s’apprête à épouser Cecil Vyse, un jeune homme de meilleure condition sociale qu’elle. Mais l’arrivée subite des Emerson va perturber toutes ces convictions.
Ce livre rappelle un peu le décor des romans de Jane Austen : une description de la vie provinciale; des multiples personnages secondaires comme le bon pasteur qui se mêle de tout, la tante vieille fille (une vraie sotte qui mérite d’être enfermée!) qui sert de chaperon pour sa nièce, une mère de famille frivole et légère ; un gendre hautain et méprisant etc. Lucy, le personnage principal, m’a paru fade et très conventionnelle : elle reste prisonnière de son éducation et de son milieu social et ces minuscules tentatives d’émancipation restent maladroites et puériles. La description de ces sentiments m’a paru confuse et bancale, et pour moi, ils sonnaient carrément faux.
Mais l’auteur critique quand même la mentalité de son époque : le tourisme de masse où les Britanniques se baladent en groupe avec leur Baedeker (guide du Routard à l’époque), vivent dans les mêmes pensions et fréquentent à peine les autochtones. Il critique aussi la position sociale des femmes, privées de liberté d’expression, emmaillotées dans les carcans rigides de la société.
Le style d’écriture est lourd, désagréable, sans aucune subtilité et sans aucun charme.  Lire cet ouvrage a été particulièrement ardu et je trépignais d’impatience et d’agacement devant les phrases bancales, les tournures vieillottes et le ton plat. Un aspect qui m’a dérangé est aussi cet impérialisme britannique contenu dans certains paragraphes : E. M. Forster le raille-t-il ou au contraire en fait-il l’apologie ? Aucune idée !
En tout cas, je garde un avis très mitigé sur cette lecture. Je ne vous le recommande, bien que je lui aie donné trois cœurs !

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