Alabama song

Leroy, Gilles - Alabama songFiche identité

  • Titre du livre: Alabama song
  • Auteur:  Gilles Leroy
  • Nombre de pages: 218
  • Édition: Folio

Résumé

L’auteur nous propose ici une autobiographie romancée de Zelda, la femme de Francis Scott Fitzgerald.

Avis     Coeur-blog

C’est le premier Goncourt que je lis mais j’en ressors perplexe. A quoi sert tout ce tapage médiatique pour « ça » ? Le verdict est sans appel ; je n’ai pas apprécié cet ouvrage.
Il s’agit d’une autobiographie romancée du couple Francis et Zelda Fitzgerald. Mais la trame de ce récit est décousue  et la chronologie est peu claire malgré les dates indiquées en italique. Si on ne connaît pas l’histoire du couple, je pense que c’est impossible de comprendre clairement tout ce qui est décrit.
La narratrice est Zelda mais pour moi, l’auteur n’a pas réussi à donner de la consistance à cette femme : je ne sais pas comment vous l’expliquer mais on sent que c’est un homme qui écrit, et il n’arrive pas à restituer toute la féminité et la subtilité de ce qu’aurait pu être Zelda. Pourquoi ne pas avoir choisi la 3ème personne du singulier plutôt que s’empêtrer dans ce cafouillage ?
Elle est décrite ici comme une femme fantasque, qui aime provoquer et être au cœur de l’attention. Elle se pose comme victime de la violence, de l’alcoolisme et du plagiat de son mari et le reproche de la laisser dans l’ombre, de n’être qu’une poupée bonne à sortir pour s’amuser. Bref, je n’ai ressenti aucun attachement pour cette pauvre petite fille riche et désœuvrée décrite par Gilles Leroy. Zelda est plus que cela mais son récit devient trop caricatural et lui donne l’image d’une personne aigrie et envieuse.
En plus, les multiples passages sur son amant aviateur prennent beaucoup de place avec des scènes érotiques crus. Je ne suis pas puritaine mais là, cela ressemble plus à de l’Harlequin que l’image que je me faisais d’un Goncourt. Comme quoi, le sexe fait vendre et gagner des prix littéraires célèbres…Avis aux intéressés !
Le style d’écriture est le côté qui m’a le plus freiné : je le trouve lourd, avec de longues phrases indigestes et pompeuses et beaucoup trop de répétitions. Le ton utilisé ne cadre pas avec l’époque et il n’y a aucune fluidité dans ce récit. Par exemple, dès les premières pages lorsque Fitzgerald se présente, il dit « Moi c’est Scott ! ». Vous imaginez vous vraiment qu’il dirait ce type de phrase ?
Cette critique est très sévère car je n’ai eu aucun plaisir durant la lecture. C’est un ouvrage médiocre ! A mettre directement aux oubliettes !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *