Une saison à Longbourn

Fiche identité

  • Titre du livre: Une saison à Longbourn
  • Auteur: Jo Baker
  • Nombre de pages: 456
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Sarah, domestique dans la célèbre famille Bennet (celle d’Orgueils et préjugés) nous raconte son quotidien. 

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J’ai lu ce roman avec beaucoup de difficulté et sans réel plaisir. Malgré une envie d’abandonner qui m’a souvent effleurée, je suis quand même arrivée au bout.
Cette histoire se déroule dans la famille Bennet mais selon le point de vue des employés de maison. Le personnel est composé d’une intendante, Mrs Hill, et son mari; de deux servantes Sarah et Polly et d’un valet nommé James, fraîchement recruté. Ces personnages nous racontent la succession de corvées qui les attendent de l’aube jusqu’à tard le soir.
Cette histoire aurait pu être intéressante dans la mesure où les conditions de travail à cette époque étaient particulièrement ardues en l’absence de notre confort moderne.
MAIS je n’aime pas quand un roman s’adosse à un livre célèbre pour raconter l’envers du décor. Pourquoi « abîmer » ce monument littéraire ? Pourquoi entacher l’image des Bennet de la sorte ? Pourquoi inventer ce qui n’a pas lieu d’être ?
Le style d’écriture est lourd, indigeste et particulièrement ennuyeux. Les personnages sont plats, peu attachants et stéréotypés.
Même si l’auteur a beau insisté sur les tâches ingrates des domestiques comparées à la vie mondaine et facile des maîtres, on finit par se lasser devant toutes les redondances, les répétitions et les longueurs. C’est bon on a compris que les Bennet faisaient leurs besoins et se lavaient (comme la plupart des habitants de cette planète!) et que les filles avaient leurs règles (quel scoop !)
Bref, ce livre profite de la popularité d’un chef d’œuvre pour exister mais il demeure médiocre et sans aucune charme. A éviter à tout prix !

Loin sous les ravenales

Fiche identité

  • Titre du livre: Loin sous les ravenales
  • Auteur: Annick de Comarmond
  • Nombre de pages: 414
  • Édition: J’ai lu

Résumé

Lorsque sa mère hérite d’un lointain parent d’une mine de graphite située à Madagascar, Hélène décide d’y aller pour effectuer les formalités administratives et vendre ce legs encombrant. Mais, arrivée sur place, elle tombe amoureuse de l’endroit. Envers et contre tout, elle décide d’y rester et de reprendre l’exploitation de la mine.

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C’est une personne que j’apprécie beaucoup qui m’a recommandé ce livre. Sceptique au premier abord, j’ai été conquise dès les premiers chapitres et emportée dans cette incroyable aventure qui se déroule à Madagascar, mon pays natal.
En héritant d’une mine de graphite qu’elle décide de continuer à exploiter, Hélène, professeur d’histoire installée dans le sud de la France, se retrouve au fin fond de la côte est de Madagascar dans un patelin isolé nommé Berano. Elle y découvre les conditions de travail archaïques mais plein d’ingéniosité pour produire ce minerai. Elle se heurte à une nouvelle culture, déstabilisante et aux antipodes des codes sociaux qu’elle connaît. Les vieilles histoires de famille, notamment les querelles avec les voisins Lourmel, viennent la hanter.
Ce livre m’a permis de mieux comprendre la vision occidentale par rapport à ma propre culture. L’auteur décrit avec justesse l’organisation de la société malgache, les us et coutumes, les traditions, les relations sociales parfois ambiguës entre les malgaches et les « vazaha » (mot souvent péjoratif pour désigner les étrangers blancs), la vie des « zanatany » (anciens colons nés là-bas et installés depuis plusieurs générations). Je ne peux pas dire que c’est dépaysant pour moi car c’est l’environnement où je vis mais j’ai aimé cet éclairage.
Pour ceux qui aimeraient connaître une partie de l’ambiance et de la culture malgache ou pour les étrangers qui vivent à Madagascar, je leur recommande ce livre.