Le vieux qui lisait des romans d’amour

Fiche identité

  • Titre du livre: Le vieux qui lisait des romans d’amour 
  • Auteur: Luis Sepulveda 
  • Nombre de pages: 128
  • Édition: Seuil

Résumé

Il s’agit de l’histoire d’Antonio José Bolivar Proano, un homme qui est parti s’installer dans l’eldorado de la forêt amazonienne.

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Cette année est riche en surprises puisque je suis en pleine découverte de la littérature sud-américaine. Comme je ne compte pas m’arrêter là, lors de mes recherches, je suis tombée sur cette pépite, court roman d’un auteur chilien. C’est pour des ouvrages de ce type que la lecture reste un superbe moyen d’évasion.
Nous voici propulsé dans la forêt amazonienne, dans les traces d’un homme, Antonio José Bolivar Proano qui vit près de la berge du fleuve Nangaritza. Derrière les apparences d’un vieil homme placide se cache un ancien aventurier qu’on découvrira au fil de la lecture.
Cette histoire a des accents du vieil homme et la mer d’Hemingway, sauf qu’elle se déroule dans la forêt amazonienne, environnement hostile et dangereux. Comme ce roman, c’est une sorte de combat, de lutte, entre l’homme et l’animal.
Mais on sent tout l’amour que l’auteur porte pour la nature et la forêt amazonienne et ses habitants, son respect du mode de vie du peuple indien Shuar, son mépris des colons qui, avec leur arrogance, s’installent et dévastent l’environnement avec leur passage.
Le style d’écriture est agréable, fluide, ponctué de belles descriptions. Le livre se lit d’une traite. Je n’ai pas mis le 5ème cœur car c’était trop court à mon goût et vous connaissez tous mes préférences pour les gros pavés.
Un roman chilien à découvrir !

L’homme au ventre de plomb

Fiche identité

  • Titre du livre: L’homme au ventre de plomb
  • Auteur: Jean-François Parot 
  • Nombre de pages: 311
  • Édition: 10 x 18

Résumé

Cette histoire se déroule en 1761 en France. Nicolas Le Floch, devenu commissaire, enquête sur le suicide étrange du vicomte de Ruissec.

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C’est la seconde enquête de Nicolas le Floch que je lis mais je suis assez déçue par l’intrigue.
Appelé de toute urgence à l’hôtel particulier du comte de Ruissec, il y découvre son fils mort, à priori un suicide. Mais le commissaire ne se laisse pas abuser par les apparences et soupçonne un meurtre.
L’enquête prend une tournure compliquée au fur et à mesure que le temps passe et que les secrets enfouis ressortent. Et c’est là où le bât blesse ! J’ai l’impression que l’auteur s’éparpille en voulant donner une trop grande envergure à son intrigue : soit notre heureux enquêteur tombe par hasard sur des indices précieuses, soit il est convoqué par les hautes sphères aristocratiques à un entretien nébuleux qui n’aboutit à rien sinon des mises en garde voilées, soit il se fait agresser mais en ressort indemne. Le dénouement reste brouillon et confus, comme l’était l’ensemble des péripéties.
Malgré tous ces défauts, je ne mets pas une note plus basse car l’auteur arrive à nous plonger dans un décor historique très réaliste où on se croit vraiment projeté au XVIIIème siècle parisien avec le bruit des carrosses dans les rues, l’odeur fétide des égouts, les plats étranges qu’on déguste dans des tavernes etc.
Le style d’écriture reste correct malgré plusieurs longueurs et répétitions.
Ce n’est pas un roman exceptionnel ni mémorable mais pour ceux qui souhaitent continuer dans cette série policière historique, pourquoi pas ?

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’énigme des Blancs-Manteaux