Motel blues

Fiche identité

  • Titre du livre: Motel blues
  • Auteur: Bill Bryson
  • Nombre de pages: 399
  • Édition: Payot

Résumé

Bill Bryson, un Américain qui habite en Angleterre, retourne dans sa ville natale, Des Moines, situé dans l’Iowa. Il entreprend un voyage dans l’Amérique profonde sur deux itinéraires : d’abord une partie de la côte Est des Etats-Unis, puis ensuite la côte Ouest, à la quête en partie de ses souvenirs d’enfance lors des vacances en famille.

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Quand j’étais plus jeune,  je rêvais de faire un road-trip aux USA mais ce projet ne s’est pas réalisé.  Bon, rien n’est perdu car, grâce à ce livre, j’ai quand même fait ce voyage ! Nous allons suivre l’auteur, Bill Bryson, dans un long voyage en voiture où il sillonne l’Amérique profonde, celle des villes avec des noms bizarres où se succèdent des stations-services, des motels miteux et des centres commerciaux situés dans des banlieues avec des parkings gigantesques. On découvre ainsi un autre visage de l’Amérique profonde peu attirante et plutôt miteuse (mis à part les parcs nationaux).
L’auteur joue sur la carte de l’humour tout le long de cet ouvrage pour décrire son voyage et ses péripéties. On dirait qu’il fait exprès de se retrouver dans les endroits les plus tordus et les plus louches. Son voyage est aussi marqué par la solitude : il lie peu de contact avec les habitants d’un endroit et se contente d’effleurer en surface un lieu en jugeant essentiellement sur les apparences. A mon avis, il est passé à côté de gens sympathiques et de lieux pittoresques qui méritent le détour.
Si au début il m’a fait rire, j’ai trouvé son humour un peu lourd au fur et à mesure que j’avançais dans la lecture. On aime ou on n’aime pas ce ton irrévérencieux, un brin méprisant et condescendant. Je ne sais pas comment l’exprimer correctement mais on sent que c’est un Américain qui écrit : est-ce que c’est lié à ses gargantuesques orgies alimentaires de burgers, de chips et de bières? ses musées insolites qu’ils visitent et qui collectionnent tout et n’importe quoi ? sa manière de tout ramener à l’argent ?
Bref, l’auteur fait un clown bien triste ! Derrière la façade joyeuse de ce récit se cache un pays à deux vitesses. American blues, quand tu nous tiens !  

La couleur du lait

Fiche identité

  • Titre du livre: La couleur du lait
  • Auteur: Nell Leyshon
  • Nombre de pages: 192
  • Édition: 10 x 18

Résumé

Cette histoire se déroule au cours de l’année 1831 dans la campagne anglaise. Mary travaille durement à la ferme avec ses trois autres sœurs, sous la férule de son père, un homme brutal et violent.  Un soir, sa vie bascule lorsqu’on l’envoie travailler chez le révérend Graham.

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En manque d’inspiration au niveau de mes lectures, j’ai erré comme une âme en peine sur le site Babelio à la recherche de mon prochain coup de cœur. Je suis tombée par hasard sur ce livre, au titre des plus incongrus. Après avoir vu quelques commentaires élogieux qui ne dévoilent pas l’intrigue, ma curiosité a été fortement titillée et me voilà en train d’entamer ce bouquin.
C’est une histoire émouvante qui raconte la tragique existence de Mary, une fille de ferme. C’est une héroïne attachante, drôle, avec une langue bien pendue. Ses réparties sont juste excellentes. Elle m’a fait rire plusieurs fois avec son côté effronté, franche et pas peureuse pour un sou.
Née avec un pied difforme, elle mène une rude existence de fermière avec ses trois sœurs. Le travail des champs, la traite des vaches et le soin des animaux de la ferme sont son pain quotidien. Lorsque son père, homme brutal et violent, l’oblige à quitter son foyer pour servir de domestique chez le révérend, Mary ne peut que s’exécuter. Mais, le rayon de soleil n’est que de courte durée.
Cette histoire dénonce les conditions sociales de l’époque, notamment celles des femmes venant des classes sociales modestes. Soumises à la brutalité des hommes, soit d’un mari ou d’un employeur, elles vivent un quotidien de travail harassant, sans répit et sans personne vers qui se tourner pour soulager leurs peines. Ce livre évoque aussi l’injustice sociale, la pauvreté et la misère qui frappent les familles et dessèchent les cœurs. La fin est juste bouleversante ;  je ne m’y attendais pas, ce qui m’a surprise et émue.
Mais pourquoi ne pas avoir mis le 5ème cœur ? Le style d’écriture m’a rebuté, avec des phrases sans majuscules, une ponctuation hasardeuse, des fautes d’orthographe et des répétitions dans tous les sens. Je comprends la volonté de l’auteur d’être au plus proche d’une jeune femme maîtrisant approximativement l’écriture mais ce procédé reste quand même lassant à lire.
En tout cas, c’est une belle découverte que je vous recommande fortement !