Les temps difficiles

Fiche identité

  • Titre du livre: Les temps difficiles 
  • Auteur: Charles Dickens
  • Nombre de pages: 448
  • Édition: Folio

Résumé

Cette histoire se déroule dans la ville fictive de Cokeville et suit sur plusieurs années les péripéties des Gradgrind, une famille de bourgeois.

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Voici un roman assez court de Dickens mais fortement engagé. Plein d’ironie, d’humour et de sarcasme, l’auteur va dénoncer les conditions sociales de la classe ouvrière. Ses critiques, bien qu’ils datent du XIXème siècle, sont toujours d’actualité dans certaines parties du globe. Il montre du doigt les conditions de travail innommables, l’exploitation des masses, la pollution qui gangrène la santé des travailleurs et qui s’insinue dans l’atmosphère quotidienne de la ville.
Charles Dickens fait également une sévère critique des classes sociales notamment de la bourgeoisie. Il les reproche leur mépris des classes ouvrières ainsi que leur crainte des soulèvements. Il se moque de leur attachement excessif à leurs biens.
Enfin, l’auteur s’attaque au système éducatif positiviste, mode et dada de l’époque. Il démontre les conséquences néfastes de cette éducation matérialiste, froide et dénuée de sentiments sur l’avenir des enfants. Soit ils deviennent de fieffés égoïstes, uniquement tournés vers la satisfaction immédiate de leurs besoins au détriment des autres ; soit ce sont des personnes froides, distantes et renfermées comme Louise.
Comme tous ses romans, il y a une abondance de personnages mais ils sont moins attachants que dans ces autres ouvrages, peut-être parce que le livre est trop court pour leur donner de l’ampleur. Je vais faire court : les gentils le sont depuis le début jusqu’à la fin, et les méchants, ils deviennent encore pire à la fin du roman. La personnalité la plus intéressante est celle de Cecile Jupe, mais dommage, elle n’intervient que sporadiquement.
Son ton est incisif, tranchant et sarcastique. Le style d’écriture est riche et dynamique, avec le brin de pathos et de moral qui le caractérise vers la fin du récit. Ça fait longtemps que je n’ai pas lu Dickens et ça fait du bien de se replonger dans un classique ! To be read ? Of course !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: David CopperfieldDe grandes espérancesLa maison d’Apre-Vent  – Nicholas Nickleby –  Oliver TwistUn conte des deux villes

Véronika décide de mourir

Fiche identité

  • Titre du livre: Véronika décide de mourir 
  • Auteur: Paulo Coelho
  • Nombre de pages: 222
  • Édition: J’ai lu 

Résumé

Lassée de sa vie morne et insipide, Véronika décide de se suicider. Elle rate son acte et se retrouve internée dans un hôpital psychiatrique.

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Paulo Coehlo est un auteur qui a toujours eu une place ambiguë dans mes lectures. Même s’il n’a pas atteint à ce jour le 4ème cœur, je continue de lire ces romans, peut-être parce  que sa plume est facile et douce. Ou tout simplement, c’est le côté irrationnel du choix d’un livre.
Le sujet évoqué ici est la folie. L’auteur nous propose ici une vision assez originale de cet état : être fou est un moyen de fuir les contraintes et les normes rigides de la vie sociale. C’est pour cette raison que les pensionnaires de l’hôpital psychiatrique choisissent de rester dans l’établissement : au moins ils peuvent se comporter comme ils le veulent, quitter une conversation sans aucune forme de politesse si la discussion les ennuie, hurler à plein poumons ou jouer du piano la nuit quitte à réveiller tout le monde si cela les chante. Je trouve que ces personnes sont avant tout prisonnières d’eux-mêmes : plutôt que d’affronter le monde extérieur, ils se recroquevillent dans leur coquille et pensent avoir un semblant de liberté alors que les chaînes qui les retiennent sont ceux qu’ils ont eux-mêmes enroulés fermement autour de leur cou.
Pourquoi Véronika préfère-t-elle mourir ? Parce qu’elle considère que sa vie n’en vaut plus la peine et que plus rien ne semble lui apporter du bonheur.  Loin de blâmer l’acte de Véronika, Paulo Coehlo utilise cette tentative de suicide pour lui insuffler de nouveau le bonheur de vivre. Il s’agit de se reconnecter à l’essentiel c’est-à-dire d’écouter son moi intérieur et ses rêves ; de  refuser les pressions sociales qui exigent tel attitude ; de vivre tous les jours comme si on allait mourir demain.
Le style d’écriture est léger, fluide, un brin minimaliste quand même. La fin reste décevante, peut-être parce qu’elle semble utopique et trop stéréotypée.
A lire ? Pourquoi pas si on se sent un peu triste ? On ressort de ce roman avec de l’espoir et l’envie de vivre ses rêves.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: AdultèreL’alchimisteMaktub – Sur le bord de la rivière Piedra